Sonnet pasolinien

« Comme le peu de sperme que nous nous sommes versé
Dans nos premières rencontres lointaines –
Ce peu de sperme, signe d’une nouvelle existence –
Qui salissait les couvertures ou les mains –

Ainsi as-tu vu mes larmes… Les plus tristes,
Cependant, comme ce sperme, dont ne reste
Rien – larmes de qui ne peut plus résister
A son irréparable destin humain –

Je les ai versées ce matin-là, à Londres,
Un matin déjà perdu dans les siècles,
où un peu de liquide humain

Reste comme une trace misérable,
Qui vient d’on ne sait où et bientôt
Se perd. »

Pier Paolo Pasolini, Sonnets

Pier Paolo Pasolini,

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