Héros-Limite

"la métafemme torrentielle et assise sur la chaise assise sur le vide de sa chaise elle métaflotte perpétuellement dans le métavide absolu de mes désirs absolument torrentiels absolument météorique et substancielle la métatête de la métafemme substantielle et météorique surgit comme une flèche entre la métacuisse de mes rêves et la métadent de mes désirs... Lire la Suite →

Marelle

"Je touche tes lèvres, je touche d'un doigt le bord de tes lèvres. Je dessine ta bouche comme si elle naissait de ma main, comme si elle s'entrouvrait pour la première fois et il me suffit de fermer les yeux pour tout défaire et tout recommencer. Je fais naître chaque fois la bouche que je... Lire la Suite →

Sonnet pasolinien

"Comme le peu de sperme que nous nous sommes versé Dans nos premières rencontres lointaines - Ce peu de sperme, signe d'une nouvelle existence - Qui salissait les couvertures ou les mains - Ainsi as-tu vu mes larmes... Les plus tristes, Cependant, comme ce sperme, dont ne reste Rien - larmes de qui ne peut... Lire la Suite →

L’Homme approximatif

"les cloches sonnent sans raison et nous aussi nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent" "les cloches sonnent sans raison et nous aussi pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne sonnez cloches sans raison et nous aussi nous... Lire la Suite →

Le Chant des pistes

"Au commencement la Terre était une plaine sans fin, obscure, séparée du ciel et de la mer grise, étouffant dans une pénombre crépusculaire. Il n’y avait ni soleil ni lune ni étoiles. Cependant, bien loin, vivaient les habitants du ciel, êtres jeunes et indifférents, humains de forme, mais possédant des pattes d’émeu et une chevelure... Lire la Suite →

De toutes les sortes de décadence en ce monde

"Quand la vague recula, ma dépravation avait été entraînée avec elle. En même temps que son reflux, en même temps que les innombrables organismes vivants qu’elle contenait – microbes, graines de plantes marines, œufs de poissons – mes myriades de spermatozoïdes avaient été engloutis dans la mer écumante et emportés." "C'est ainsi que je fus... Lire la Suite →

Le grand cahier

"Nous l'appelons Grand-Mère. Les gens l'appellent la Sorcière. Elle nous appelle "fils de chienne"." "Elle est morte heureuse, baisée à mort. Mais moi, je ne suis pas morte! Je suis restée couchée là, sans manger, sans boire, je ne sais depuis combien de temps. Et la mort ne vient pas. Quand on l'appelle, elle ne... Lire la Suite →

Rapaces

"Vous ne connaissez pas mon visage de nuit Mes yeux tels des chevaux fous d'espace Ma bouche bariolée de sang inconnu Ma peau Mes doigts poteaux indicateurs perlés de plaisir Guideront vos cils vers mes oreilles mes omoplates Vers la campagne ouverte de la chair Les gradins de mes côtes se resserrent à l'idée Que... Lire la Suite →

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